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mercredi 30 mai 2012

183 jours dans la barbarie ordinaire, Marion Bergeron


Dans le genre témoignage sur le monde du travail, sur l'administration, je peux dire qu'autant Zoé Shepard ne m'avait pas séduite que là j'ai regretté que Marion Bergeron n'ait fait que 6 mois chez Pôle Emploi.

Peut-être que le sujet me parle plus tout simplement parce que j'ai bossé environ 7 ans dans un cabinet de recrutement. L'expérience n'est pas la même certes, les personnes que j'ai rencontrées n'étaient pas toutes chômeuses, c'était nous qui décidions de les recevoir et non pas elles qui débarquaient à l'improviste. Mais parfois en lisant ce témoignage je repensais à mes convoqués, parfois très agréables et parfois pas du tout, parfois gauches et parfois trop sûrs d'eux, parfois en survet et parfois trop endimanchés…
Comme elle j'ai parfois du mettre de côté mon empathie et ce n'était pas tous les jours facile. Par contre, et encore heureux, je n'ai pas eu à gérer des incivilités comme elle.
J'ai seulement eu un "je t'emmerde" par interphone interposé ("bonne journée à vous aussi madame") pour une connasse qui pense que quand tu reçois 50 candidatures par jour et ce depuis plusieurs semaines, tu vas savoir comme ça, d'un coup, si oui ou non tu as bien reçu sa candidature alors que t'as rien eu le temps de saisir dans le logiciel informatique depuis des semaines. J'ai eu mille autres anecdotes dans le genre, j'aurais pu faire un bouquins tiens, avec en bonus des perles de CV...

Et quand même, malgré ce témoignage parfois affligeant de cette administration qui semble oublier l'humain au profit des chiffres, je crois que si on me proposait un boulot à Pôle Emploi, j'irai. C'est mon côté sauveur je crois.

Bref, je vous le conseille (surtout qu'en plus il est sorti en poche)


vendredi 11 mai 2012

Tom est mort, Marie Darrieussecq


Cet article fait suite à celui-là, la fameuse série de livres un peu tristes mais qu'on a envie de lire quand même...


J'avais entendu parler de ce livre y'a longtemps, je savais pas trop si j'avais envie de le lire en fait. Il était là, pas sur l'étagère des nouveautés tant convoitées mais dans le fond de la médiathèque, comme s'il m'attendait. Alors je l'ai pris. On m'a dit "il est bien vous verrez". Je me suis dit qu'au pire je le refermerais si jamais je n'arrivais pas à le lire. J'ai réussi à aller jusqu'au bout, j'ai presque pas pleuré.
L'histoire est simple, la narratrice (qui n'est pas l'auteur, c'est un roman) a perdu un de ses enfants, Tom, 10 ans auparavant. Elle nous raconte comment elle a vécu tout ça, toutes les questions qu'elle s'est posées, les moments où elle a failli devenir folle, de la vie qui continue malgré elle autour d'elle . 
Elle parle beaucoup de l'absence et très peu des circonstances, on ne sait qu'à la toute dernière page comment est mort Tom, 4 ans et demi. Et d'un coup le livre prend alors une seconde dimension,  comme une seconde lecture qui vient s'installer.
Il n'y a pas d'action à proprement dit, elle se répète souvent, dit ce qu'elle ressent… C'est surtout ça en fait, une foule de sentiments qu'on aimerait ne jamais connaitre. Tout cela avec une justesse. Enfin, à mes yeux de maman qui ne connait pas cette situation.

samedi 31 mars 2012

Dôme, Stephen King


Je me suis réconciliée avec Stephen en 2 tomes.

Lui et moi c'est une longue histoire, j'ai l'impression de le connaitre depuis longtemps. Quand j'étais petite et que j'allais à la bibliothèque côté enfants, je lorgnais toujours du côté adultes avec envie et je pense bien que les livres de Stephen King sont les premiers livres catégorie adultes que j'ai pu lire.
Je viens de checker sa bibliographie, à part 3-4 bouquins des débuts j'ai tout lu jusque Roadmaster en 2004… c'est là qu'on s'est fâché lui et moi. J'ai bien tenté de lui donner sa chance, j'ai lu le livre jusqu'au bout, attendant une jolie fin qui n'est pas arrivée. Aujourd'hui je ne me souviens à peine de l'histoire de ce bouquin, encore moins de la fin, seulement de l'impression désagréable qu'il m'avait laissé.

Et je suis passée à autre chose, d'autres lectures, je n'ai pas insisté quand je voyais les nouveautés dans les magasins. C'est l'époque aussi où j'ai arrêté de fréquenter des bibliothèques, les livres je les achetais en format poche (et je ne trouvais pas les nouveautés de Stephen King) ou je les empruntais à des amis (qui ne lisaient pas Stephen King).

Je suis retournée à la médiathèque avec la Clochette, j'ai parfois emprunté des livres, maintenant que mon budget est plus limité et que je cours moins les librairies… et un jour il y avait Dôme, tome 1, qui me tendait les bras.


Et j'ai retrouvé le Stephen que j'aimais ; tous les ingrédients étaient là : une communauté paisible en apparence, une multitude de personnages qui sonnent vrai, qu'on a plaisir à suivre et à voir évoluer. Et un grain de sable qui fait déraper tout le monde : là en l'occurrence c'est l'arrivée d'un dôme infranchissable et énigmatique au-dessus de la petite ville... J'ai même réservé le tome 2 pour pouvoir enchainer directement à la fin du premier… La façon de décrire les choses, la juste analyse des comportements humains et de ses dérapages, la part de mystère préservée, du King dans toute sa splendeur !

Je ne vous en dis pas plus mais j'attends un peu vos commentaires quand même : est-ce que vous aimez Stephen comme moi et est-ce que les romans parus entre Roadmaster et Dôme valent la peine d'être lus ?

Et ça me fait penser qu'à une époque lointaine je t'ai promis 3 critiques de livres et que j'en ai publié qu'une… les deux autres sont écrites, c'est ça qui est le plus balot dans l'histoire ! Va falloir que je publie plus sérieusement !

mercredi 14 décembre 2011

Veuf, Jean-Louis Fournier


Vu que l'autre fois j'ai lu un livre soit disant rigolo ne m'a pas fait rire du tout, je me suis dit autant attaquer des trucs tristes, je pourrais pas être déçue de ne pas rire.
J'ai donc entamé une "chouette série" que je te conseille fortement…
Je commence avec Veuf de Jean-Louis Fournier.


J'ai déjà rencontré Jean-Louis. Ma maman suit son actualité et m'a annoncé son nouveau bouquin, Veuf.
Coup de chance, on le trouve sur le rayon "nouveautés" de notre médiathèque, ce fameux rayon où il y a plein de pochettes de livres pour montrer les nouveautés acquises mais pour lire la nouveauté en elle-même faut avoir un bol phénoménal ou demander une réservation 3 semaines à l'avance. Bref, la chance, le coup de bol, on l'a eu.
Deux après-midi : ma mère l'a lu. Un trajet Lyon Lille en TGV : ma sœur l'a lu. Quatre lectures avant le dodo : ça y est, je peux le rendre à la médiathèque.
Le même style que "Où on va papa ?", l'humour dans un truc pas drôle à la base. Là, Jean-Louis est veuf, sa femme Sylvie est morte. Comme ça, d'un coup, sans prévenir. Il nous raconte la vie avec elle, la vie sans elle, combien il l'aimait sans jamais vraiment lui dire quand elle était là… il nous livre des anecdotes marrantes et aussi et surtout une belle leçon d'amour et de vie, en toute simplicité. C'est beau, un livre triste qui rend heureux, qui transpire l'amour d'un homme pour sa femme, qui nous fait prendre conscience de la beauté de la vie, de l'amour, de l'humain.
Merci Jean-Louis, vraiment.

vendredi 25 novembre 2011

Absolument débordée, Zoé Shepard


Dans ma petite vie de petite lectrice, je range mentalement les livres que je choisis comme une grande de lire par catégories (je précise que je choisis par ce qu'il y a parfois des lectures imposées dont on ne maitrise pas l'envie de lire : il pourra plaire ou non mais en tout cas il n'aura pas été choisi par moi-même) :
  • Les livres que j'ai adorés et que je relirai sûrement, si ce n'est pas déjà fait. Je conserve donc l'exemplaire de ce livre si c'est un livre que j'ai acheté, je l'achète après coup parfois si je l'ai emprunté. En tout cas il peut trôner fièrement dans ma bibliothèque (enfin, dans un carton pour l'instant, je n'ai pas encore la place pour installer la bibliothèque de mes rêves) . Pour ces livres là, arriver à la fin fut un déchirement, une mort qui arrive trop tôt.
  • Les bons livres. Avec des nuances évidemment, y'en a que j'ai aimé plus que d'autres, y'en a que je garde, y'en a que je revends pour en acheter d'autres… Arriver à la fin d'un tel livre est comme une fin en soi, un but à atteindre, un soulagement devant le dénouement de l'intrigue.
  • Les livres que je n'ai pas aimés, tellement que parfois je n'ai même pas su les terminer. Arriver jusqu'à la fin est un supplice que je décide d'abréger, surtout quand un autre livre m'attend sur mon chevet…

J'ai bien plus souvent de bons livres que d'excellents ou de mauvais (encore que mauvais, ça n'est pas le mot). Et tant mieux d'ailleurs. Dans ce blog je reviens rarement sur mes lectures, c'est un tort finalement… ça doit être un reste du traumatisme des fiches de lecture à l'école.

Et pourquoi donc je te raconte tout ça aujourd'hui ?
Pour faire une jolie introduction à Absolument débordée de Zoé Shepard… que j'ai refermé avant la fin, largement avant, même pas au milieu.
Ça ne m'a pas fait rire, mais alors pas du tout. Pourtant je suis assez humour noir comme fille, je sais rire de tout ou presque, la dérision est mon amie, je me prosterne devant Guillon, c'est dire. Ou alors je suis vraiment trop naïve pour croire qu'une telle caricature est en fait une réalité et que plutôt que d'en rire je préfère m'en offusquer…
J'ai pas accroché au style d'écriture, j'avais l'impression de lire le mauvais script d'une fiction de TF1 avec presque en fond sonore les rires en boite.
L'histoire n'avance pas (mais y a-t-il vraiment une histoire à proprement parler finalement ?). Là j'avais l'impression que notre amie Zoé s'est vite habituée à ce boulot qu'elle critiquait, à ce rythme de fonctionnaire, prise dans le mouvement, elle s'est laissée faire et a juste pris des notes pour faire le bouquin. Enfin, je me trompe peut-être vu que j'ai pas dépassé le milieu, peut-être qu'à un moment elle se révolte, elle se bouge les fesses, elle démissionne pour aller voir ailleurs si c'est pas mieux, qu'elle fasse un truc quoi plutôt que de se lamenter/complaire (j'ai du mal à faire un choix).
Mais j'ai pas vu venir ce changement de situation, j'ai pas vu avancer l'action, je n'ai pas ri et j'ai trouvé le style un peu lourdaud : j'ai pas pu aller plus loin, j'ai refermé ce livre.

Et je me sens bien seule dans ce cas-là, partout ou presque je ne lis que des éloges sur ce livre ou presque… et toi tu l'as lu ? Tu l'as aimé ou pas ?

Si tu l'as pas lu je veux bien te le donner mais je veux une fiche de lecture en retour (et non, je ne l'envoie pas par la poste, c'est pas la version poche que j'ai, ça va me coûter un bras et je trouve pas que ça en vaille le coût)

mardi 19 juillet 2011

Tarquin Hall, Salaam London

Je viens de finir un bouquin très chouette. Ce livre je l'ai acheté un peu par hasard sur le site de la Fnac. 
[C'est d'ailleurs ce fameux livre qui m'a valu une belle aventure avec ce libraire très consciencieux, ravi de t'aider et pas tourner à 100% vers une démarche commerciale.] 
J'ai aimé le titre (mais le titre original est beaucoup plus parlant je trouve : Salaam Brick Lane), le fait que ça ne soit pas un roman et le 4ème de couverture m'a parlé. Hop, dans mon panier !


Ce titre fait partie de la collection Étonnants voyageurs et effectivement, ce récit de voyage est étonnant.
Tarquin Hall est un journaliste qui a grandi dans les quartiers chics de Londres mais qui a parcouru le monde. Il décide de rentrer chez lui mais ses finances ne lui permettent de se loger que dans une mansarde de l'East End, à Brick Lane, un quartier pauvre de la ville qu'il ne connaissait pas.
Il raconte alors son année dans ce quartier, les gens qu'il y croise, des réfugiés sans papiers, des bangladais installés depuis plus ou moins longtemps, des cockneys, des vieux juifs… des petites tranches de vie bien racontées, parfois rigolotes, parfois tragiques, jamais barbantes.
Tarquin s'est fondu dans le paysage, a su gagner la confiance des personnes qu'il a rencontrées et je trouve qu'il leur rend un sacré hommage dans ce joli récit.

Bref un livre qui change des romans, avec une touche d'humour et de flegme british. J'ai adoré !

mercredi 1 juin 2011

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Je viens de finir le premier tome de Millenium.
Ça fait un moment que je remets la lecture de ce livre à plus tard mais qu'est-ce que j'en ai entendu parler ! Notamment lors de sa sortie, quand j'allais encore au club de point de croix, c'était à qui l'avait lu, à qui attendait la suite, à qui avait trouvé ça génial… J'achète rarement des livres quand ils sortent, j'attends le format poche pour la taille et pour le prix également, surtout que je lis beaucoup (enfin, un peu moins maintenant que je suis à la maison). Et puis aussi j'étais dans une période sans bibliothèque ou médiathèque digne de ce nom. Bref, j'ai attendu du coup… Et Millenium, ils ont mis le temps pour la sortir la version poche (on se demande bien pourquoi d'ailleurs…).

J'ai bien failli pas le finir ce livre, c'était d'un long… surtout au début. Les 100 premières pages franchement (je parle de 100 pages version poche, ça devait faire plus long pour la première édition), c'est du pipi de chat. Je dis pas qu'elles ne contiennent pas des informations importantes pour la suite de l'histoire mais ça aurait pu être fait en version light. D'ailleurs, si je n'avais pas eu autant de retour positif de ce bouquin j'aurais pu abandonner la lecture (c'est rare mais ça m'arrive). Je me suis donc accrochée, j'ai zigzagué parmi les passages économiques pour arriver enfin au commencement de l'intrigue… une fois l'intrigue entamée, j'ai accroché, je voulais savoir la suite, j'avais du mal à lâcher le livre… mais arrivée au bout du livre je suis restée sur ma fin.
J'ai trouvé que l'intrigue de la famille se terminait trop facilement… difficile d'en dire plus sans révéler l'histoire complète mais si tu l'as lu tu comprends de quoi je parle (enfin, j'espère… bref, tout passer sous silence à la fin c'est un peu trop facile). Globalement certaines ficelles étaient trop faciles, certaines interrogations des évidences dès le départ ou presque, certains raccourcis trop beaux pour être vrai ("oh, merci Lisbeth d'avoir avec toi tellement facilement tous les documents que je cherche comme un forcené depuis le début du livre"… non mais franchement, c'est Disney en Scandinavie ou quoi ?!)
J'ai pas vraiment aimé non plus le personnage de Mikael, j'en étais arrivée à un point où l'auteur aurait pu le faire mourir, ça ne m'aurait pas gênée, j'aurais aimé que l'auteur dévoile un peu plus que son rapport avec les femmes, parce que le fait qu'il couche à droite, à gauche, ça va bien 5 minutes...
Par contre  j'ai aimé le personnage de Lisbeth, on m'a dit que dans les tomes suivants on développait plus autour d'elle et franchement, si je décide de lire le second et le troisième tome c'est uniquement pour elle pour l'instant.

Mais mes interrogations principales restent : est-ce que j'en avais trop entendu parler et que du coup j'en espérais beaucoup ? Et plus "mochement" parlant, je me demande si cette trilogie aurait eu le même succès si l'auteur avait été encore vivant aujourd'hui… est-ce que sa mort n'a pas contribué au mythe ?

Après avoir écrit cet article j'ai décidé de faire une recherche sur mon ami gogole avec comme phrase "je n'ai pas aimé millenium"… et je suis tombé sur l'article de Passagère qui a fait la même expérience que moi et sur celui de MissBrownie aussi. Je ne sais plus si je lisais déjà cette bloggeuse à l'époque, en tout cas je ne me rappelais pas du tout de son article et en le lisant je me suis dit que j'allais me faire attaquer pour plagiat… mais bon, tant pis, je ne change rien !

Et toi, si tu as lu ce livre, tu en as pensé quoi ? Parce que des millions de lecteurs certes mais combien ont réellement adoré ?

jeudi 24 mars 2011

Fnac.com ou Comment je te prends pour un jambon

J'ai déjà vanté par ici les mésaventures de la Fnac version magasin, voici la version numérique :
Je commande régulièrement sur le site de la Fnac. En effet, pour certains livres je préfère commander en ligne et en avoir un tout beau cellophané ou tout au moins pas tripoté par des doigts sales surtout quand c'est le dernier du rayon. De plus la livraison est gratuite, pas besoin de se déplacer au magasin et ça m'arrange ; pour faire un cadeau à un proche c'est plus simple que d'acheter et d'envoyer par mes propres moyens. Le seul bémol est que l'autre fois j'ai voulu faire ça pour ma sœur qui habite en Irlande et là je me voyais déjà laisser un bras en plus du roman. Y'a bien quelqu'un qui paye donc à un moment pour les frais de port que tu payes pas en France Métropolitaine… suis allée sur Amazon, ça coutait 4 fois moins cher. Bref, je m'égare car le propos n'est pas dans la livraison.

J'ai acheté peu avant d'accoucher plusieurs romans et finalement je n'ai pas eu le temps de tout lire. Entre ce qu'on m'avait prêté, ce que j'avais déjà par avance et le peu de temps que me laissait le Petidom, les livres se sont accumulés quelques temps.
J'ai donc commencé Salaam London de Tarquin Hall quelques 9 mois après l'avoir acheté. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'arrivée à la page 96 je passais direct à la page 369 ! Et après la page 400 je passe à la page 129… No panic, les sections ont simplement du être inversées, je vais retrouver mes pages 97 à 128 en fin de livre… ben non… c'est balot !
J'écris donc une bafouille rapido à la Fnac, après avoir bien galéré pour contourner la connasse virtuelle qui, soit disant, peut répondre à toutes tes questions. Sauf que là elle insinuait, sourire aux lèvres, que j'avais mal posé la question. Je reconnais que le cas ne doit pas être courant ou alors j'ai du bol parce que depuis que je lis (et dieu sait que je lis beaucoup depuis que je suis en âge de le faire) ça ne m'était jamais arrivé un coup pareil.
Dans l'heure j'ai une réponse (wouah) toute faite (oh)… ben oui t'as la rapidité mais pas la personne qui réfléchit en face… bref on me dit gentiment que comme mon achat a plus de 6 mois ils ne peuvent rien pour moi (mais merci d'avoir choisi Fnac.com quand même).
Dans l'heure ils recevaient ma réponse : après une balade dans les petites lignes des conditions générales de vente j'ai retrouvé ce paragraphe :

Article 9 - Conformité des produits
Nous nous engageons à vous rembourser ou à vous échanger les produits apparemment défectueux, abîmés ou endommagés ou ne correspondant pas à votre commande. Dans ce cas, nous vous remercions de bien vouloir en faire état de manière détaillée par écrit et de nous renvoyer le ou les produits. Fnac Direct procédera, à votre choix, à l'échange ou au remboursement du ou des produits. Les frais d'envoi vous seront remboursés sur la base du tarif facturé et les frais de retour vous seront remboursés sur présentation des justificatifs. En tout état de cause, vous bénéficiez des garanties légales de conformité et des vices cachés, et ce conformément aux dispositions légales en vigueur, en particulier celles précisées en annexe 1.
Les stipulations de cet article ne vous empêchent pas de bénéficier du droit de rétractation prévu à l’article 8.

L'annexe 1, quant à elle, reprend la définition d'un vice caché et les articles des codes civil et de la consommation :
Article 1641 Code civil
Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage, que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus.
Article L211-12 Code de la consommation
L'action résultant du défaut de conformité se prescrit par deux ans à compter de la délivrance du bien.
Article 1648 alinéa 1er Code civil
L'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice.

Si tu as bien lu jusque là tu te rends compte que nulle part on te parle d'un délai de 6 mois, ni de délai tout court quand il s'agit de la non-conformité des produits. C'est le code civil qui fixe la durée de recours à 2 ans en plus de préciser la définition des défauts cachés.
Je leur ai donc copié collé tout ça en réexpliquant mon cas et en démontrant donc que mon livre avait un défaut caché  qui m'empêche la lecture et que je ne suis pas là pour vérifier, dès l'achat, que le livre comprend toutes les pages et qu'elles sont dans l'ordre, que mon boulot était simplement de leur faire confiance  et de leur être fidèle, à eux de se débrouiller avec leur fournisseur.

Ils m'ont à nouveau répondu dans l'heure (re-waouh) mais toujours avec une lettre toute faite (re-oh) :
"A la lecture de votre mail, je m'aperçois que vous venez de réceptionner un article défectueux.
Je regrette ce désagrément et vous adresse par courrier une étiquette pré-affranchie colissimo pour le retour à nos frais de ce colis…"
OK mon problème a été réglé mais d'une ça m'a pris du temps alors que ça aurait pas du et de deux c'est terrible cette impression que ces lettre-types laisse, comme si on avait pas lu mon mail, comme si on ne s'était pas foutu de ma gueule dans la première réponse.

Peu après j'ai reçu une réponse de Gallimard, à qui j'avais écrit la même première lettre qu'au service client Fnac :
Nous avons bien pris connaissance du problème évoqué dans votre message. Malgré toute l’attention apportée  à la fabrication de nos volumes, il arrive qu’il y ait des défectueux.
D’habitude, nous conseillons à nos clients lecteurs de procéder à l’échange du volume défectueux chez le libraire qui a fait la vente. A défaut, avez-vous un libraire attitré et dont vous êtes client régulier, qui pourrait procéder à cet échange grâce aux relations commerciales entretenues avec nous.
Si cet échange n’est pas possible par cet intermédiaire, nous vous proposons d’y procéder par courrier.

Je trouve qu'il a pas mieux comme conclusion et comme nouvelle preuve que le client, chez Fnac, on s'en tamponne ! Et tout ça pour un livre à 7€41 qu'ils se feront rembourser par le fournisseur...

vendredi 7 janvier 2011

La légende du cheese-cake de la mort qui tue

Certains en ont entendu parler, d'autres plus chanceux ont pu le goûter… j'ai fait un cheese-cake de la mort qui tue.

Mon premier cheese-cake était "offert" lors d'un buffet dans un hôtel Novotel. Je ne savais pas ce que c'était mais j'ai été attirée… j'ai été contaminée dès la première bouchée. Je ne sais plus combien j'en ai mangé ce jour-là mais je me suis copieusement servi ça c'est sûr.
J'ai ensuite regardé les recettes sur le net, ça me paraissait très compliqué, on parlait de Philadelphia, de St Moret, de fromage blanc… je me suis pas sentie le courage de le rater en fait, j'avais pas envie d'être déçue. Mais dès que j'en voyais à la carte d'un resto je ne pouvais pas résister.
Ma sœur Émilie en avait fait des son côté, elle avait certaines connaissance et j'ai profité de sa présence cet été et de mon envie de cuisiner pour me lancer. Un putain de délice. Mon homme qui regardait ça avec des yeux ronds a goûté pour me faire plaisir... j'ai cru qu'il allait finalement finir le plat d'un trait ! Depuis j'en ai fait d'autres et même des salés, on ne m'arrête plus.
Pour Noël mon autre sœur m'a offert un livre de recettes, Cheeeese... cake de Julie Schwob. J'ai envie de tout essayer (ou presque).
Dimanche c'est Marraine qui aura droit au Lime cheese-cake.
Et ma sœur Caro a déjà approuvé celui que j'ai choisi pour elle pour la prochaine fois qu'on se verra : cheese-cake chocolat et coulis de chamallows…

Bref, et comme c'est mon premier billet de l'année je te donne, ami lecteur, la recette du fameux cheese-cake de la mort qui tue, qui convertit même les plus sceptiques :

La recette n'est pas de moi, c'est une fiche Nestlé que j'ai eu je ne sais plus comment, une volonté divine certainement !

Cheesecake aux zestes d'agrumes et au chocolat au caramel
  
1 tablette de chocolat dessert Caramel
12 sablés bretons (185 g)
400 g de fromage blanc battu à 20 % de MG
1 orange, 1 citron, 1 banane
3 oeufs
70 g de beurre
50 g de farine
2 cuillère à soupe de sucre (20 g)
100 ml de crème liquide


Dans un saladier, émiettez les biscuits et ajoutez le beurre fondu. Mélangez puis versez la préparation dans le fond d'un moule à fond amovible ou dans un moule à manqué. Placez 1 heure au réfrigérateur.
Préchauffez votre four Th. 5/6 (160°). dans un saladier, mélangez le fromage blanc, la farine, le sucre, les jaunes d'oeufs et les zeste des agrumes râpé.
Battez les blancs d'œufs en neige et incorporez-les délicatement à la préparation. Versez sur la base de biscuit et faites cuire dans votre four 40 minutes. Laissez refroidir.
Préparez la ganache : faites chauffer la crème au micro-ondes et versez-la sur le chocolat cassé en morceaux. Mélangez.
Déposez sur le gâteau des petits dés de banane et versez dessus la ganache. Placez au réfrigérateur 2 heures.


Note : si le moule n'est pas un moule à fond amovible, utilisez de préférence un moule en verre dans lequel on pourra couper sans avoir besoin de démouler. Si tu n'as pas de chocolat dessert caramel (ce fut mon cas) le chocolat dessert de la même marque au Lait fait très bien l'affaire.

Une bonne nouvelle arrivant rarement seule, il se peut que l'on trouve bientôt du Philadelphia dans l'hexagone. Si tu habites Paris tu peux déjà en trouver au Monop et si tu habites Angers dans toutes les grandes surfaces. Si tu as pas de bol tu fais comme moi tu attends que l'essai soit concluant et que ça arrive jusque chez toi. Références ici et .

mercredi 6 octobre 2010

Enceinte !

Non, c'est pas moi ! Je l'ai déjà dit, avec ma Clochette et mon Petidom j'ai atteint mon quota personnel... 
Je souhaite aujourd'hui vous parler du livre de Melle Caroline. Pour ceux qui suivent un peu, j'ai déjà parlé d'elle à plusieurs reprises, c'est elle le blog Chouze ou encore le concours photo de godasses (en ce moment, si tu veux, elle attend même la photo de ton chiotte)... bon et puis c'est vrai qu'elle a un blog génial aussi !
Bref, ça fait un petit moment que je suis fan et que je suis ce qu'elle fait alors j'ai pas pu résister quand j'ai vu que son livre était sorti. 


Hop commandé sur mon ami la Fnac, hop reçu, hop déjà lu ! Et hop, dans me favoris, j'ai tellement adoré !
Ça va pouvoir rejoindre ma boite à souvenirs de grossesse tellement je me suis reconnue ! Alors attention, si tu es enceinte et que je dois te faire un cadeau, ne t'étonnes pas de te retrouver avec cette bible des 9 mois !

À la suite de ce message d'amour total je ne comprendrai pas qu'elle m'envoie pas une jolie dédicace que je pourrais coller dans son livre ;-)

lundi 21 septembre 2009

La rentrée au club...

C'est une rentrée que j'attendais avec impatience ! Et ces rentrées là sont tellement rares qu'il est bon de le souligner.

Pour bien commencer ma rentrée j'ai oublié ma cotisation mais j'ai bien pensé à prendre mon nouveau sac... ben oui, on pouvait pas rentrer sans un nouveau sac ! Je l'ai trouvé au salon ID Créatives et j'ai craqué.

Et je l'ai même déjà testé en conditions automnales, la semaine dernière il y a eu un orage d'enfer et j'étais garée à l'autre bout du parking, sans parapluie. J'ai donc pu remarquer que mon sac était réellement étanche et c'est tant mieux !

Et puis qui dit rentrée dit nouveaux livres aussi. Lundi dernier, des nouveautés circulaient de table en table et j'ai craqué sur cet ouvrage. Forcément, je ne pouvais pas faire autrement que de l'acheter, il est si beau et si peu cher !

jeudi 17 septembre 2009

Perte et fracas

Je lis beaucoup de livres mais j'en parle finalement peu ici dans mon blog. J'aime pas cette impression de faire un compte-rendu de lecture comme à l'école (je lisais rarement d'ailleurs les livres qu'on m'imposait...). J'ai pas envie non plus de me la jouer critique littéraire et de pondre un papier nullissime ne reflétant que mon avis de lectrice de train. Et puis j'ai pas le temps de mettre à jour mon blog aussi souvent que je le voudrais alors...

Sauf que des fois je lis un truc qui me plaît vraiment ou alors pas du tout et je me dis que ça serait dommage de faire l'impasse sur mon top et mon flop. Je vais essayer du coup de prendre parfois le temps et je commence aujourd'hui avec le dernier Jonathan TROPPER, Perte et Fracas.

Il y a quelques temps j'avais lu Le livre de Joe, son premier roman. j'avais adoré l'histoire et le fait que ce soit un homme le héros, la façon dont elle était raconté, le ton utilisé. Emportée par mon élan, j'avais acheté, dès sa sortie en poche Tout peut arriver, le 2nd roman de Tropper. Si l'histoire du premier avait un côté originale, ici j'avais l'impression de tomber dans une chick lit masculine. Je n'ai rien contre la chick lit, je préfère le préciser. Je viens même de finir Un week-end entre amis. Mais bon, là je n'attendais pas ça en achetant ce livre, d'où le blocage je pense. Bref, je l'ai lu mais j'ai été déçue, ça n'aurait pas été le livre type sur lequel j'aurais écrit un billet. Je n'ai d'ailleurs même pas conservé cet exemplaire.

J'ai vu en rayon Perte et Fracas il y a quelques mois. Un titre et une couverture bof, peut évocateur, un 4ème de couverture peu accrocheur, un veuf (jeune et riche) et une famille déjantée et très présente... bof, très peu pour moi. En cette rentrée littéraire j'ai eu un passage à vide. J'achète essentiellement des ivres de poches et peu de titres l'attiraient. J'ai eu envie aussi de lire un truc facile alors voilà, j'ai finalement craqué et j'ai acheté ce roman.

Grand bien m'en a pris, j'ai adoré ! J'ai ri et j'ai pleuré, j'ai dévoré de A à Z... Aucune situation, aucun sentiment ne m'a paru invraisemblable ou trop exagéré ou trop fleur bleue. Tout y est très bien écrit avec cette pointe d'humour, cette fluidité dans la narration que j'avais aimé dans le 1er roman. Ça n'était pas du tout un roman à l'eau de rose comme je le pensais. Comme quoi, je devrais arrêter de me fier aux titres et aux photos de couverture !

lundi 4 mai 2009

Livres sublimes !

Hello, je suis reviendue de ma semaine de vacances. Pas grand chose à raconter, nous ne sommes pas partis, nous n'avons pas fait de folies, nous avons profité un peu, c'est tout.
Je voulais vous faire part de mes dernières acquisition en matière de livre de point de croix. Tout d'abord "Vaches & cie", que j'ai reçu en cadeau de la part de Sandra pour mon anniversaire.

Et ensuite "Souvenirs d'enfance au point de croix" que j'ai acheté en aveugle. J'en avais entendu parlé mais je ne l'avais jamais vu à la Fnac ou au Furet. J'ai décidé donc de le commander sur internet en me basant uniquement sur sa réputation... et j'ai bien fait de me lancer, il est sublime !

Du boulot en perspective... mais il me manque du temps !

mardi 10 mars 2009

Pour Noah

Pour l'arrivée de Noah, je savais que je pouvais me "lâcher" en point de croix puisque la maman est connaisseuse et qu'elle avait apprécié, ainsi que le papa d'ailleurs, les cadeaux que j'avais fait pour leur fille aînée Sixtine.

Circonstances obliges, les deux loulous vont partager la même chambre, je suis donc restée dans le thème Beatrix Potter que j'apprécie beaucoup. Pour avoir de nouveaux modèles, je me suis d'abord procuré le livre Mango "Le monde de Beatrix Potter". Ce livre est génial, plein de petits modèles sur des thèmes différents, il peut donc servir à de nombreuses occasions pour qui aime ce genre de dessins évidemment (et en plus il coûte pas cher).

Je me suis ensuite orientée vers une couverture, ça tombe bien j'en avais une qui n'avait pas encore trouvé preneur ! Et voilà, après une bonne réflexion sur "quelles cases je brode ?" (une sur 2 ça m'a paru raisonnable, j'aime l'effet "pas trop chargé"), "Quels modèles je prends ?", une bonne commande de fils et environ deux mois de travail, voici le résultat final !

Avec en bas à droite la couverture en action, vous pouvez apercevoir les petites mains de Noah caresser la doublure en polaire. Ben oui, j'ai doublé la couverture sinon ça faisait trop froid, pas assez couverture et en plus on y voyait mon arrière qui n'est pas des plus beaux ! J'ai cru que ça allait être difficile pour la doublure mais finalement non, vive le polaire ! (et merci maman, à la machine à coudre)

Je suis très fière de mon travail, vite, un prochain pour une autre couverture !

mercredi 18 février 2009

Derniers achats brodesques

Et pas si récents que ça mais bon, on va faire comme si tu savais pas que j'ai tout ça depuis Noël ou presque...
Je me suis acheté un nouveau livre, ABC Country, la suite de Country au point de croix. Tout aussi joli, j'aurais presque envie de tout faire !

Pour mon Noël mon homme m'a abonnée au magazine de Fil en Aiguille. Tout ne m'y plaît pas mais ça donne de bonnes idées et en plus il est agréable à feuilleter. Et dernièrement je me suis abonnée aussi à Marie-Claire Idées, histoire d'avoir encore plus d'idées dans tous les domaines...

Et pourquoi je te raconte tout ça ? Parce que de une tu peux être intéressée par un truc que je possède et me le demander à prêter et parce que de deux mon anni c'est dans moins d'un mois et si tu as envie de me faire un cadeau, ça t'évitera les doublons !

mercredi 14 janvier 2009

"Où on va, Papa ?"

Hier soir j'ai rencontré Jean-Louis Fournier. Enfin pas un tête à tête ni une rencontre fortuite. Il était invité à la médiathèque de notre village pour nous parler de ses livres en général et de son dernier "Où on va, Papa ?" en particulier.
J'ai lu ce livre grâce à ma maman, ça mérite d'être souligné tellement c'est rare. Elle en a entendu parlé, l'a acheté et l'a lu presque d'une traite. La vague de froid ces derniers temps c'est à cause d'elle, c'est sûr. Le livre a fait le tour de notre fratrie également en deux temps trois mouvements, parce qu'il va vite à lire et également parce que c'est un bon bouquin.

Jean-Louis Fournier est un copain de Desproges, ça pose le personnage. Je connaissais de nom d'autres de ces livres "La grammaire française et impertinente" et "Je vais t'apprendre la politesse, p'tit con". Sa philosophie de vie il nous l'a bien résumée hier "Il n'y a pas de quoi en rire, alors rions". Rire pour passer plus facilement certains caps, les tuiles de la vie. Il en a eu une sacré de tuile, lui, même deux, deux gamins handicapés. Une bonne blague de Dieu.
Ce livre est pour eux, qui n'ont jamais appris à lire ; un témoignage d'amour formidable de la part d'un papa qui pensait ne pas les avoir aimés suffisamment, qui s'en veut de les avoir loupés. Dans ce livre il les raconte au travers d'anecdotes rigolotes et parfois plus graves aussi, de réflexions qu'il s'est faites et qu'on a pu lui faire également. Il est drôlement bien fait ce livre, on regrette qu'il soit si court et finalement on imagine mal comment il aurait pu garder ce ton en faisant plus long.
Pendant une heure il nous a expliqué sa façon de voir les choses, son cheminement, son humour teinté de nombrilisme. Puis il a dédicacé ; le livre de maman et le mien, il y avait un stand et j'ai pris "La grammaire..."



Hier soir, en rentrant chez moi, je me suis souvenue avoir rencontré Erik Orsenna au Furet du Nord, pour une séance de dédicaces... Je venais de lire "La grammaire est une chanson douce".

lundi 12 janvier 2009

Sheila Levine est morte et vit à New-York

Le ninternaute est un gen sympa, si, si.

Un jour de décembre Ratounette publie un post sur un bouquin qu'elle vient de lire, Sheila Levine est morte et vit à New-York. À la fin de sa critique elle propose le livre à kinenveut. J'ai laissé un commentaire et dans la semaine qui suivait j'avais le livre at home avec un mot gentil. Je précise que je ne connaissais Ratounette ni d'Eve ni d'Adam. Elle avait reçu elle-même ce livre d'une autre ninternaute.
Donc voilà, j'ai lu l'histoire de Sheila. Et j'ai bien aimé. Ça fait un peu chick-lit genre Bridget Jones, j'ai 30 ans je suis grosse et moche, j'ai un boulot de merde, des parents chiants et surtout, j'ai pas de mec (enfin si mais jamais le bon) mais pour tenir le coup j'ai un humour et une auto-dérision comme personne. À dire comme ça, ça le fait moyen, on se dit qu'on connaît, qu'on a déjà lu des trucs rigolos dans le genre, que ça suffit bien... Et c'est la que je te rattrape le coup en te disant que cette histoire, elle a été écrite dans les années 70, eh ouais, en 1972 pour être plus précise. Donc tu peux lire ce livre en te disant que toutes les autres écrivains de ce type de littérature on dû prendre Gail Parent comme modèle, obligé. Et ça t'ouvre presque comme une autre dimension qui te fait grandement apprécier cette histoire.

Enfin, ceci est mon point de vue. Alors je fais comme Ratounette, j'envoie ce livre au premier kiledikilaura, avec comme consigne de le lire, de faire une review et de le faire tourner ensuite à son tour.

Et je sens bien que bientôt je vais faire un post sur le ninternaute est un gen pas sympa, parce que y'en a, mais c'est un autre histoire !

mercredi 26 novembre 2008

25 novembre

Hier c'était le 25 novembre, la Sainte Catherine donc, dont je me fiche éperdument (j'ai pas une tête à chapeaux, juste à casquette).

C'était aussi la journée internationale de lutte contre les violences faite aux femmes. Au niveau lecture en cours, je suis raccord avec ce thème et en plus, comme j'ai adoré ces livres je vous en fais profiter.


Deux livres et un auteur, Roddy Doyle. Si vous êtes un peu fan de littérature anglo-saxonne ou irlandaise plus précisément vous devez le connaître... si vous êtes fan de cinéma réaliste anglo-saxon aussi (mais est-ce bien la bonne catégorie ? Bref). Roddy Doyle c'est l'auteur de la trilogie de Barrytown, 3 romans géniaux portés brillamment à l'écran, le premier "The Commitments" par Alan Parker et les deux autres, "The Snapper" et "The Van" par Stephen Frears.


Mais aujourd'hui je veux vous parler de "La femme qui se cognait dans les portes", l'histoire somme toute banale de Paula Spencer et de Charlo, son mari, le père de ses 4 enfants (enfin 5, un est mort né à coups de poings), l'homme qu'elle aime et qui la détruit. Après ces 17 années de calvaire qui la font sombrer dans l'alcoolisme, elle raconte.


Je viens juste de finir ce livre et je l'ai adoré. Alors j'enchaîne, et je vous conseille d'en faire de même, sur la suite, intitulée sobrement "Paula Spencer". Paula a maintenant 48 ans, elle ne boit plus et elle vit, ou essaie de vivre "normalement", sans cette béquille qu'était l'alcool, cette amie malsaine. J'en suis pas encore arrivée au bout mais j'ai vraiment hâte de connaître la suite et, en même temps, je savoure chaque page.
Pour info le premier est à moi (donc dispo au prêt pour amis) et le second est en anglais, il n'a apparemment pas encore été traduit en français.
Et si les histoires tristes ça vous dit pas avec ce temps de novembre, vous pouvez toujours m'emprunter la trilogie de Barrytown (les 3 premiers livres dont je parlais), ils sont très drôles et drôlement bien écrit...

lundi 18 août 2008

Rentrée Littéraire

Bon sang, me voilà à peine rentrée et des tas de trucs à raconter, à partager... des posts en perspectives donc pour moi, la pipelette qui s'est tue pendant trois (courtes) semaines de vacances.

Je commence par mon livre coup de coeur de cet été, que j'ai dévoré partout, dès que j'avais cinq minutes de tranquillité, de la plage du Touquet aux toilettes de l'appart ! Il s'agit du roman "Il faut qu'on parle de Kevin" de Lionel Shriver.



Je l'avais repéré à sa sortie, j'ai attendu sagement la version poche et franchement, je me dis que là, pour le coup, j'aurais pu faire l'investissement d'une vingtaine d'euros. L'histoire est horrible, quand on est une mère d'autant plus. Ce roman montre comment on peut survivre au fait d'être la mère d'un tueur, sujet rarement abordé, en général on s'intéresse surtout aux victimes et à leurs familles (ce que je conçois bien évidemment, ne vous méprenez pas !). Fan de comportements humains allez-y, mais n'y attendez surtout pas de réponse toute faite. Un des meilleurs livres que j'ai pu lire jusque-là (et Dieu sait que j'en ai lu).

Si ce genre d'histoire ne vous plait pas, dans le thème mère-enfant il y a un autre livre que j'avais bien aimé, "Un miracle en équilibre" de Lucia Etxebarria... Mais là, franchement rien à voir, ça vous positive le fait de donner la vie, ça vous donne la pêche et le sourire. Après le premier ça peut réconcilier.

Si vous êtes intéressé(e) je possède ces deux livres... enfin, le premier est déjà parti chez Tata Caro mais les premières pages sont téléchargeables ici.

vendredi 9 mai 2008

De circonstances

sans le faire exprès. Ou presque, j'ai un jour de retard par rapport au 8 mai.
Me voici enfin de retour d'Irlande. J'ai plein de choses à raconter mais je crois que je le ferais de l'autre côté... bientôt car pour l'instant les photos sont en transition entre l'appareil photo et l'ordinateur...

Aujourd'hui, ici, je viens vous parler de mes dernières lectures. Ce sont deux livres sur la deuxième guerre mondiale et plus particulièrement l'holocauste. J'ai lu un tas de livres là-dessus, depuis que j'ai l'âge d'aller dans le rayon adulte de la bibliothèque de mon village. Le virus c'est ma grand-mère qui me la refilé, je me souviens particulièrement de "J'ai eu vingt ans à Ravensbrück" de Béatrice de Toulouse-Lautrec (hum, j'avoue avoir du faire une recherche pour le nom de l'auteur). D'ailleurs, ces deux derniers livres je les avais achetés pour qu'elle puisse les lire à son tour... elle n'a pas eu le temps ni l'inspiration ces derniers mois.


Le premier est un sacré pavé. J'ai eu du mal au début à accrocher. Il s'agit d'un document retraçant le parcours de l'auteur, Daniel Mendelsohn, pour retrouver les traces d'une partie de sa famille disparue en Pologne pendant la guerre. J'avais l'impression de tourner en rond, que l'auteur ne trouverait rien mais qu'il avait eu envie d'en faire un livre quand même. Plutôt frustrant. Une fois dépassés les tâtonnements du début on arrive réellement à une enquête palpitante, avec des résultats. Mais le style, proche du langage parlé est, à mon goût un peu lourd et répétitif... et j'avoue avoir passé les passages en italiques qui parlent de la Bible (vilaine !). Je suis contente d'en être venue à bout quand même, surtout pour la seconde partie et pour les émotions suscitées, comme si j'avais accompagné ce monsieur dans ses recherches.



Le second est différent. Il s'agit là aussi d'un document, plus exactement un journal, celui d'Hélène Berr, un jeune juive. Elle l'a tenu de 1942 à sa déportation en 1944. Elle y mourra d'ailleurs peu avant la libération du camp. Elle parle dans ce journal de sa vie quotidienne. Au début aussi j'ai eu un peu de mal, le ton est léger, celui d'une presque adulte qui nous raconte ses sorties, ses cours. Ensuite, avec l'avancée de la guerre et des lois anti-juifs, le ton devient plus noir, on sent bien la menace qui pèse, de plus en plus. Très poignant. Ce qui me dérange un peu c'est que son témoignage prouve que beaucoup, contrairement à ce qui est souvent affirmé, étaient au courant des atrocités des camps, de la réalité de la déportation (ex : machin ne reviendra pas vivant, on fait travailler les femmes, enfants, impotents, handicapés, les wagons à bestiaux...). Je ne l'ai pas vécu, j'espère ne jamais le vivre et je ne voudrais pas critiquer hâtivement mais quand même, bravo l'humanité !

Voilà... pour qui ça intéresse je possède ces deux livres et je suis prête à les prêter pour vous faire partager tout ça !
Pour aller plus loin avant d'ouvrir ces livres :