lundi 26 mai 2008

Feist, Aéronef, Lille, le 25 mai 2008


Ah, l'Aéronef !
25 degrés dehors et c'est la canicule dedans, tendance mousson. Ça se traduit plus concrètement par une chaleur étouffante, l'impression de vivre en direct une expérience qu'on pourrait appeler "combien de temps peuvent tenir 2000 personnes dans un endroit clos, surchauffé et sans apport d'air frais ou de l'intérêt à ventiler les salles de concert, surtout en été". Avec en prime des odeurs de pieds, d'aisselles, de viande pas fraîche et de sandwichs au pâté.
Bref, c'est avec un courage innommable que Tata Caro, Betron et moi avons affronté tous ces éléments pour assister au concert de Feist. Et on a bien fait, d'avoir du courage, parce que c'était trop trop bien !

En 1ère partie nous avons eu un groupe un peu décalé qui s'appelle Lawrence Arabia. Des sonorités sixties à de gros solo et gros boum de batterie il n'y a eu qu'un pas avec des belles transitions. Caro et moi attribuons une mention spéciale au moustachu de la bande, un courageux lui aussi vraisemblablement vu son look. J'ai un peu galéré pour trouver sur le net des trucs sympas mais bon, j'y suis arrivée quand même, c'est par ici.

Ensuite, après une attente trop longue, une pause assise par terre, bravant les odeurs de pieds (curieusement on les ressentait moins depuis le sol frais), Feist, Leslie de son petit nom, est arrivée, toute blanche et court vêtue. Une chance que j'ai oublié de mentionner, nous étions en mezzanine, avec un très beau point de vue.

Donc, je disais, voilà la dame, ses musiciens et deux jeunes filles. Ces dernières ont passé tout le concert à projeter des choses sur l'écran en fond de scène depuis un rétroprojecteur, lui aussi situé sur la scène... Mmhh, pas simple à expliquer. En fait les animations étaient en live, faites par de jolies petites mains, offrant un spectacle visuel magnifique, qui accompagnait admirablement les chansons, elles aussi magnifiques.

Laissons de côté maintenant le visuel pour arriver au sonore. Oublions l'acoustique très limite de cette salle et concentrons-nous sur cette fameuse voix, aussi à l'aise sur des tubes genre "Sea Lion Woman" ou "I feel it all" que sur des choses à te tirer des larmes au plus hermétique comme par exemple "The park". Une belle performance vocale quoi, y'a peu de mots pour décrire ça. J'ai même pas eu le coeur à chanter (en plus j'avais pas révisé les paroles) au dessus d'une si belle voix, le reste de la salle non plus (ou alors c'était la torpeur de la chaleur tropicale qui en a fait taire plus d'un, allez savoir).
Avec en plus des musiciens pas dégeu (niveau musique j'entends, d'où j'étais je ne voyais pas grand chose du physique), qui faisaient parfois les choeurs, quand elle n'utilisait pas cette fameuse machine dont je ne sais toujours pas le nom (qui permet d'enregistrer des sons et des les rediffuser en boucle).

En conclusion donc, c'était pour moi un très bon concert, que je mettrais volontiers dans mon top ten et que je reverrais tout aussi volontiers mais dans une autre salle, comme par exemple le Sébasto ou le Splendid... j'ai quand même peur que ce soit le Zénith vu le succès...

Edit du 27/05/08 : le texte de ce post est aussi visible dans la partie "review" du site de Feist... C'est ici pour me lire et lire les reviews des autres de Lille !

mercredi 14 mai 2008

Les fleurs

Notre club de point de croix participera à une exposition le 1er week-end de juin et pour l'occasion, celles qui le désiraient pouvaient réaliser une ou plusieurs broderies sur le thème des fleurs. C'est-à-dire une fleur, son nom et sa signification.
Peu inspirée par ce thème j'ai décidé quand même de participer. Trouver quelque chose de pas trop kitsh n'a pas été une mince affaire ! Nous avons essayé de ne pas toutes faire les mêmes et chacune a bien rendu son travail "on time" ou presque.


Toutes les broderies des participantes seront montées en... j'allais dire plaid mais c'est pas le mot... Bref, toutes assemblées, montées, agrémentées de tissus (par les doigts de fée d'Helena), ça donne une jolie chose que vous pouvez allez admirer par là ! Et en vrai, lors de l'exposition. En plus c'est à gagner !

Ci-dessous ma contribution en image :

Bien évidemment je suis déçue... Déçue de ne pas avoir pu trouver une police correcte pour écrire "simplicité"... Quelle idée de choisir un si long mot !

Les toiles sont en lin (et les couleurs des photos pas top), les fleurs sont des free DMC.

vendredi 9 mai 2008

De circonstances

sans le faire exprès. Ou presque, j'ai un jour de retard par rapport au 8 mai.
Me voici enfin de retour d'Irlande. J'ai plein de choses à raconter mais je crois que je le ferais de l'autre côté... bientôt car pour l'instant les photos sont en transition entre l'appareil photo et l'ordinateur...

Aujourd'hui, ici, je viens vous parler de mes dernières lectures. Ce sont deux livres sur la deuxième guerre mondiale et plus particulièrement l'holocauste. J'ai lu un tas de livres là-dessus, depuis que j'ai l'âge d'aller dans le rayon adulte de la bibliothèque de mon village. Le virus c'est ma grand-mère qui me la refilé, je me souviens particulièrement de "J'ai eu vingt ans à Ravensbrück" de Béatrice de Toulouse-Lautrec (hum, j'avoue avoir du faire une recherche pour le nom de l'auteur). D'ailleurs, ces deux derniers livres je les avais achetés pour qu'elle puisse les lire à son tour... elle n'a pas eu le temps ni l'inspiration ces derniers mois.


Le premier est un sacré pavé. J'ai eu du mal au début à accrocher. Il s'agit d'un document retraçant le parcours de l'auteur, Daniel Mendelsohn, pour retrouver les traces d'une partie de sa famille disparue en Pologne pendant la guerre. J'avais l'impression de tourner en rond, que l'auteur ne trouverait rien mais qu'il avait eu envie d'en faire un livre quand même. Plutôt frustrant. Une fois dépassés les tâtonnements du début on arrive réellement à une enquête palpitante, avec des résultats. Mais le style, proche du langage parlé est, à mon goût un peu lourd et répétitif... et j'avoue avoir passé les passages en italiques qui parlent de la Bible (vilaine !). Je suis contente d'en être venue à bout quand même, surtout pour la seconde partie et pour les émotions suscitées, comme si j'avais accompagné ce monsieur dans ses recherches.



Le second est différent. Il s'agit là aussi d'un document, plus exactement un journal, celui d'Hélène Berr, un jeune juive. Elle l'a tenu de 1942 à sa déportation en 1944. Elle y mourra d'ailleurs peu avant la libération du camp. Elle parle dans ce journal de sa vie quotidienne. Au début aussi j'ai eu un peu de mal, le ton est léger, celui d'une presque adulte qui nous raconte ses sorties, ses cours. Ensuite, avec l'avancée de la guerre et des lois anti-juifs, le ton devient plus noir, on sent bien la menace qui pèse, de plus en plus. Très poignant. Ce qui me dérange un peu c'est que son témoignage prouve que beaucoup, contrairement à ce qui est souvent affirmé, étaient au courant des atrocités des camps, de la réalité de la déportation (ex : machin ne reviendra pas vivant, on fait travailler les femmes, enfants, impotents, handicapés, les wagons à bestiaux...). Je ne l'ai pas vécu, j'espère ne jamais le vivre et je ne voudrais pas critiquer hâtivement mais quand même, bravo l'humanité !

Voilà... pour qui ça intéresse je possède ces deux livres et je suis prête à les prêter pour vous faire partager tout ça !
Pour aller plus loin avant d'ouvrir ces livres :

vendredi 25 avril 2008

Stéphane Guillon, Théâtre Sébastopol, Lille, 23 avril 2008


Le 23 avril 2008 je ne suis pas allée voir Christophe Maé au Zénith de Lille... Je lui ai préféré Stéphane Guillon, de passage au Sébasto, qui se moquait gentiment de M. Maé et du manque de midinettes dans son public (à guillon j'entends).
Eh bien j'ai bien ri. Je ne suis pas la seule d'ailleurs, ils n'avaient pas oublié d'embaucher la grosse dame qui rit (et pleure) et le monsieur pas discret, vous savez ceux qu'on entend dans les DVD de spectacle ou dans les moments drôles à la télé.
En sortant de concerts j'ai des envies de chanter et de rock attitude et là, la même magie a opéré, j'ai eu envie d'être drôle, mordante, noire, dérangeante, tout pareil. Je me reconnais vraiment dans cet humour-là, qui va jusqu'au 40e degré parfois. Mon homme a bien ri aussi mais je suis pas sûre qu'il est toujours tout compris d'ailleurs (j'en profite, il lit pas mon blog).

Allez, 2 points noirs sinon c'est pas drôle : le balcon au Sébasto c'est la rentabilisation de l'espace à mort, t'as les genoux collés au corps et si tu veux la tête du gars devant est pile à hauteur pour poser un plateau repas. Et le son n'a pas toujours été très bon... mais on a bien ri !
J'allais oublier : les toilettes manquent cruellement quand même !

Un article suite au spectacle par ici.
Et le DVD est vendu par là.

Rose, Aéronef, Lille, 22 avril 2008


C'est l'occasion qui a fait le larron pour ce concert. À la base ce sont les parents de Marraine qui devaient y assister, en mars au Sébasto... Changement de date et changement de salle ont eu raison de leur motivation et ils ont cédé leurs places à Marraine pour qu'elle y aille avec qui veut. J'ai dit banco. Nous avons été rejointes par Mimie.
L'autre hasard de ce concert c'est qu'il a eu lieu le jour de l'enterrement de ma grand-mère. Une bouffe j'aurais dit non, même avec Rose, mais un concert, une occasion de s'aérer l'esprit et de papoter avec les popines, j'ai dit oui quand même, j'annule pas.
On a passé une bonne soirée entre filles, à papoter avec comme fond sonore cette gentille demoiselle maigrichonne. L'Aéronef n'est pas réputé pour voir quelque chose quand on est petit : une fosse pourrie, toute plate (je pense au merveilleux plan incliné du Splendid, ancien cinéma devenu salle de concert) ou une mezzanine prise d'assaut par des petits frustrés et des grands emmerdeurs, 3 rangées de personnes et impossible de distinguer la scène en contrebas. Alors tant pis, on s'est assises, on a papoté et essayé d'apercevoir la belle à travers la grille du garde-corps. Franchement, heureusement qu'elle chante bien sinon on aurait vite déguerpi !
Rose est faite pour être écoutée au Sébasto, tranquilou dans son fauteuil de velours rouge, pas pour être jouée dans une salle de jeunots qui ont envie de jumper (ou pogoter c'est selon). Bravo quand même pour cette jolie voix et cet humour dans les textes et interludes.

lundi 14 avril 2008

Je déteste...

...arriver au boulot ultra méga motivée et pas fatiguée du tout, contente de commencer ma semaine parce qu'on est bien sûr lundi matin et en plus cerise sur le gâteau je suis de bon poil...
...et trouver mon ordinateur, compagnon depuis presque 5 ans, reformaté intégralement pour une histoire de barettes mémoire !
Adieu veaux, vaches, cochons, liens internet, raccourcis faciles, flux RSS...
J'avais fait une sauvegarde de mes dossiers perso (photos, free point de croix) il y a une bonne quinzaine mais j'ai peur d'avoir perdu des petits dans la bataille !
Bon sang, je déteste vraiment ça ! En plus, pour la première phrase, j'ironisais (je précise parce que je suis facilement au 100e degré et mon homme marche toujours, lui il dépasse pas le 1er, il est resté au même stade que Clochette... À ce sujet, à la question "tu veux que je me mette en colère ?!" elle répond toujours "oui", toute penaude) bref, je précise et je m'éloigne !

mercredi 2 avril 2008

Dépensé

le bon cadeau des copines !
Je devais aller chez K'thylda, dans le Vieux-Lille. Ma consigne, devant le large choix de kits et de fiches de point de croix était de penser à moi et uniquement à moi. C'est vrai que je brode beaucoup plus souvent pour les autres que pour moi mais comme là c'était un cadeau pour moi ce bon, voilà, j'ai fait mon égoïste (enfin, à moitié).
Bref, j'ai craqué sur un livre que j'avais déjà repéré et feuilleter un soir au club, il s'agit de "Country au point de croix", avec plein de jolis modèles et de bonnes idées.


Ensuite j'ai opté pour deux fiches, une en prévision de la chambre de ma Princesse quand elle aura poussé (et qu'on aura changé de maison) et une autre pour "changer" de style, pour essayer autre chose... voilà, y'a plus qu'à !


Enore merci les filles !